 | Les films de Kusturica, et surtout de Tony Gatlif mais aussi la musique de Taraf de Haïdouk, de Goran Bregovic ou les chansons swing de Sanseverino et Paris Combo ne sont pas étrangers à ce nouvel engouement d'un auditoire jeune et plutôt curieux. Engé Helmstetter, ancien programmateur du défunt festival international tzigane de Strasbourg et guitariste au sein de l'ensemble Engé, y voit plutôt l'émergence d'une nouvelle génération d'instrumentistes, de guitaristes surtout: "la transmission du savoir musical manouche a toujours intéressé les autres musiciens. L'interprétation du swing manouche, en terme d'énergie, de feeling, dans le travail du phrasé, n'est pas une musique académique. Elle est codifiée mais c'est une porte ouverte vers la liberté, un peu comme le rock, et les jeunes ne s'y sont pas trompés". Cet art nomade par essence n'en finit pas d'essaimer, de se réinventer. |